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Vivre libre, vivre de sa passion, où qu'on soit : comment c'est, en vrai?


Depuis toujours, je rêve que mes journées soient passionnantes, libres, enrichissantes humainement, affectivement, pour ma santé et ma famille. Et qu'en plus, j'en vive financièrement. Si toi aussi, voilà les coulisses:


c'est le moment d'un petit bilan "flashback" sur 9 ans de vie de créateur-indépendant, ce qu'il se passe vraiment en coulisses. Peut-être que cela t'aidera à voir si cette vie te convient vraiment, à mieux conscientiser ce que ça implique, mais aussi à te donner un peu de courage dans ton processus.


Si tu en veux beaucoup plus, je t'invite à lire mon Ebook "Être son patron et vivre de sa passion", dans lequel je partage tous mes outils, questionnaires, plans, astuces et aventures. On a jamais trop de soutien !


Pas le temps de lire? Tu peux aussi écouter l'article en version Audio:

(Ps: Comme tu l'entends au début, au moment d'enregistrer cet audio, mon blog se nommait autrement)


Comme dans tout, il y a du bon et du mauvais. Mais pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Les aspects dont on ne parle pas toujours, les voici, mais aussi en quoi ils te transforment !


1. Avant tout, c'est un laboratoire / thérapie version express. Tu découvres qui tu es, tu ne peux pas y échapper.

Créer son métier / son activité pour en vivre, c'est un peu comme si on te lâchait dans les bois en mode survie. Tu n'as au début, pour seules ressources, qu'un sac à dos avec quelques outils (un business plan et quelques formations) et en bandoulière, ton enthousiasme ("chouette je vais dormir à la belle étoile et voir des petits lapins"). Espérons que tu as aussi un chouette entourage qui soutient ton aventure.


Dans la réalité, ces "bois" sont pleins d'araignées, y a des bruits la nuit, il y a des loups et les heures de silence peuvent te sembler beaucoup moins euphorisantes que prévu. Mais petit à petit, dans ton processus, tu découvres ce qu'il y a vraiment derrière ton envie de créer ton métier: tu es en contact direct avec le sens de ton existence, la "mission" que tu souhaites accomplir entre ta naissance et ta fin de vie, comment tu as envie d'occuper ton temps.


Tu n'as pas le temps de te planquer 5 ans dans ta routine: quand le "soleil se lève" (quand le client est là) tu dois être prêt, quand la "tempête" fait rage (quand il y a une crise financière ou que ton plan ne se passe pas du tout comme prévu) tu dois activer toute ton imagination et tes plans de secours, sans perdre ton âme ou te mettre en danger. Quand la brume est plus haute que toi, tu dois te fier à tes autres sens et ton instinct pour avancer. Quand le petit lapin est là, sous tes yeux, tu poses enfin ton sac pour l'admirer, les pieds dans la rivière.


En gros, tu découvres pendant le chemin toutes tes peurs les plus profondes mais aussi l'aventurier en toi, le sage, le guerrier, l'enfant. Tu te rapproches de la partie la plus vraie et la plus naturelle en toi et tu peux enfin voir les superbes côtés du voyage.


2. Tu évolues plus vite que prévu, mais tu dois avoir les reins accrochés.

Ton système de "mise à jour" interne est plus efficace que jamais. Par exemple, lorsqu'on observe un petit enfant, on sait qu'il apprend à une vitesse incomparable à tous les disques durs: chaque geste, son, ou observation qu'il fait de son environnement permet à son cerveau de se mettre à jour, de réajuster ses croyances et son apprentissage. C'est un peu ce qu'il se passe quand tu crées ton job pour être "libre": tu restes attentif et tu évolues en même temps que l'environnement te renvoie des informations sur tes actions.

Le plus délicat, c'est quand le résultat observé n'est pas forcément aligné avec l'énergie que tu as fournie: qu'il y a un décalage temporel entre l'impulsion et le résultat. Pour faire une autre métaphore, à quels signaux le bébé pourrait-il se fier, si lorsqu'il fait une blague, sa maman se mettait à rire seulement 5 minutes plus tard ? Ne serait-ce pas déroutant ? C'est ce qu'il se passe lorsque tu attends le fruit de ton labeur. Tu attends, tu attends, tu remets tout en cause jusqu'à ton métier-même parfois, jusqu'à ce qu'un résultat se profile. Et ce n'est pas toujours celui auquel tu t'attendais.


Créer son job, ça demande de la flexibilité, cela demande d'apprendre les "lois" de mesure des effets et des résultats qui sont propres à ton propre job, tout en t'inspirant et te basant sur les grands principes déjà testés par les autres qui t'ont précédé. C'est un équilibre permanent entre lucidité, confiance à peu près aveugle, persévérance et soutien des plus expérimentés.


3. Tu découvres l'euphorie de la liberté... et les limites de tes capacités / compétences.

"Compromis" et "Tuning" permanent de ta méthode sont au programme.

Tu savoures ces lundis qui n'ont absolument pas le même goût qu'avant: wouaw, tu peux organiser ton temps, placer des actions passionnantes dans ton planning.


Mais très vite, tu es confronté à ce qu'exige cette liberté pour fournir du résultat mesurable. Car tu ne peux pas nier que ton job s'inscrit dans un environnement avec d'autres activités aussi foisonnantes et passionnantes que la tienne (concurrence), ainsi qu'au bon vouloir (portefeuille) de ta clientèle, quelque soit la qualité de ce que tu proposes. Bien que tu aies envie d'être libéré de toute pression patronale, le petit patron sur ton épaule te rappelle quand même les factures, les délais, les engagements et les obligations de citoyen. Faut savoir gérer le flux de ton petit patron intérieur, ainsi que celui de ton petit sauvage intérieur.


Aussi, tu adaptes progressivement tes méthodes de travail pour qu'elles respectent non seulement ton "rêve" d'indépendance et de liberté, mais nourrissent suffisamment la réalité administrative et financière du petit humain que tu es, dans un groupe social organisé.


Les "aménagements" et compromis que tu feras seront en fonction du degré de liberté dont tu as besoin, en fonction du niveau de vie que tu espères, en fonction de ta persévérance, ta patience et ton courage. Avec ces ingrédients, interviendront le "terreau" dans lequel tu vas démarrer et pratiquer, tant physique - matériel - financier - familial que psychologique.


4. Tu rends à l'argent une place plus juste (le nerf de la guerre, parlons-en !)

Avant, que tu fasses de ton mieux ou pas, que tu cravaches de tout ton cœur ou moyennement, ton salaire pouvait rester le même. Quand tu crées un job qui a du sens et qui apporte quelque chose à autrui, il est possible que tu cravaches de tout ton cœur et que le salaire ne soit pas là tout de suite (franchement, ça ne coule pas de source): mais un jour ou l'autre, si ta méthode est bonne et que tu as une clientèle qui a besoin de ce que tu proposes, tu réalises quelque chose de très important au sujet de l'argent.


Tout ce qui compte VRAIMENT, c'est d'avoir la possibilité de continuer ce que tu aimes faire, qui sert à l'humanité, du mieux que tu le peux, et ce dans un contexte ou tes besoins tant physiologiques / sécurité / besoins sociaux / estime / accomplissement personnel sont assouvis. Si surplus il y a, tu seras alors en mesure de diffuser et de faire rayonner ton savoir-faire vers davantage de gens, ou encore de le transmettre et continuer à évoluer.


Naturellement, ces notions se mesurent différemment pour chacun: mais bien que la réalité t'impose des montants souvent précis pour couvrir certains frais, ta perception devient différente quand à l'utilité-même de l'argent, qui reprend sa juste place d'outil: tu conscientises que si chacun, dans son domaine, avait la possibilité de se réaliser dans ce qu'il sait faire de mieux, chacun serait probablement moins avide de gagner cette monnaie trébuchante (qui pour de nombreuses personnes sert actuellement à consommer au rythme des frustrations intenses de leur quotidien ou à payer des thérapies en tout genre, pour supporter un an de plus dans leur emploi, tout en enrichissant ceux qui souvent le méritent le moins).


Dans un contexte ou tes besoins sont couverts (physiologiques / sécurité / besoins sociaux / estime / accomplissement personnel), ton activité pourrait dès lors générer par nature davantage de mouvements financiers, que tu pourrais alors utiliser à nouveau dans un circuit qui nourrirait cette dynamique. Tu ferais toujours aussi bien ton travail, mais peut-être que d'autres pourraient te rejoindre, ou que tu pourrais atteindre plus de monde. Si tes besoins sont couverts, pourquoi aurais-tu besoin de stocker toujours plus d'argent, si ce n'est pour le réinvestir dans ce qui te tient à cœur ?